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chapeau
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Information sur les chapeaux, leurs histoires, leurs fabrications. www.chapellerie-traclet.com
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Chapeau Panama

Comment enrouler son chapeau

Publié le 11/06/2011 à 14:44 par chapeau
Attention tous les panama ne sont pas piable, vous renseigner avant de le faire.
En effet, beaucoup de panama sont aprété et donc impliable.

La finesse de son tissage alliée à la souplesse de la palme de Toquilla permet au Panama d’être enroulable pour le transport.
Afin de mieux préserver votre nouveau ocmpagnon de voyage, voici quelques conseils

1. Roulez mais ne pliez surtout pas.
Les Panamas peuvent être enroulés mais faites attention à ne pas les plier car cela pourrait endommager le maillage( faire craqueler les fibres ).

2. N’enroulez votre chapeau que pour l’empaqueter.
Le Panama mettra d’autant plus de temps pour revenir à sa forme d’origine s’il est resté enroulé trop longtemps.
C’est pour cela que seul en cas de voyage il devra être enroulé.

3. En général, plus la maille est fine plus le chapeau sera facile à enrouler.
Il n’est donc pas conseillé d’enrouler un chapeau de moins bonne qualité.
Leurs fibres de paille étant plus épaisses elles risquent de craquer plus facilement.

4. Le panama a besoin d’un peu d’hunidité ambiante pour maintenir sa souplesse. N’enroulez pas un chapeau trop sec.
Si le chapeau reste exposé pendant trop longtemps à un temps chaud et sec il peut s’assécher à un tel point qu’il peut se craqueler si on l’enroule.

5. Gardez toujours votre chapeau dans sa forme originale afin d'eviter de le casser.


Préserver son chapeau

Publié le 11/06/2011 à 14:37 par chapeau
Premièrement ne laisser pas votre chapeau en contact avec la pluie ou de l’eau.
La paille de toquilla est très absorbante et une fois sèche de nouveau des taches peuvent apparaître et la paille est affaiblie par endroits.

Deuxièmement, ne laissez pas non plus votre chapeau trop longtemps au soleil, surtout eviter la plage arrière d’une voiture ou dans un endroit trop confiné. Le panama a besoin d’un peu d’humidité afin de rester en bonne condition (le mieux est de le placer dans une cave à cigard).
Si le chapeau reste trop longtemps dans un endroit chaud et sec, sans ventilation la paille perd rapidement son humidité et pourrait devenir cassante.

Troisièmement, maniez votre chapeau avec soin, sans y mettre trop de pression.
Les zones du chapeau que vous touchez le plus sont aussi celles qui, avec le temps, vont s’affaiblir.
C'est souvent le cas pour le haut de la couronne (calotte) du chapeau car c’est la partie par lequel il est le plus tenu de la main.
Il est donc préférable de le prendre par les bords.

Ou; comment ranger votre chapeau Panama

Publié le 04/06/2011 à 15:46 par chapeau
Rangez votre chapeau panama dans un endroit humide ou humidifiez-le de temps en temps avec un brumisateur.
L'idéale serait de le placer dans une cave à cigard afin qu'il garde sa souplesse.

comment nettoyer et entretenir votre chapeau Panama

Publié le 04/06/2011 à 15:00 par chapeau
Les chapeaux de paille et particulièrement les chapeaux Panama sont réputés pour être indestructibles.
Certes… mais pas sous un climat européen !
En effet le climat en équateur est chaud mais surtout tres humide ce qui facilite sa resistance.
Les fibres, qui ont besoin d’humidité pour rester souples se dessèchent rapidement, surtout quand le chapeau est entreposé dans une maison chauffé.
Donc, avant que vous ne rangiez votre chapeau pendant l'hiver, il fortement conseiller de l’humidifier.
Si vous avez une cave a cigard, il est conseillé de le placer avec afin qu'il garde un taux d'humité lui convenant parfaitement pour sa resistance.
Enfin, pour tout chapeau et surtout les chapeaux panama il est deconseillé de pas le prendre par la calotte (par le pointu) mais plutot
par les bords (couronne).

Les différentes qualités de Panama

Publié le 24/07/2010 à 17:50 par chapeau
Les facteurs déterminants de la qualité:

L’élément le plus important, quand on juge de la qualité d’un chapeau, est la finesse du tissage.
En effet, c’est en regardant de près qu’on s’aperçoit de la finesse du diamètre des pailles. Si celles-ci sont fines, le nombre de mailles au centimètre carré sera plus important. Ce nombre détermine la qualité générale d’un chapeau.

Il faut savoir qu’à chaque élévation par deux de ce facteur de qualité correspond une augmentation par quatre du travail requis. C’est aussi la raison pour laquelle un chapeau de grande qualité requiert bien plus de temps.
Exemple: un chapeau fabriqué dans la qualité Cuenca de base peut prendre jusqu’à un minimum de 3 jours pour être manufacturé alors qu’un Montecristi de bonne qualité peut aisément prendre 2 mois.

Attention, il n’existe malheureusement pas de système de mesure standardisé et chaque importateur a sa propre unité de mesure si bien que le grade 12 de l’un signifiera un tout autre résultat que le grade 12 d’un autre. Il en va de même pour les dérivés tels que Fino, Fino fino, Super Fino, Ultrafino, Museum, ...

Bien que la finesse du tissage soit le facteur de base le plus important pour déterminer la qualité de fabrication et de finition, il faut également prendre en compte la qualité même du tissage ainsi que la couleur de la paille.
Pour ce qui est de la qualité du tissage, celle-ci devrait être perçue selon l’homogénéité et la droiture sur toute la surface du chapeau. Il faut naturellement ne jamais perdre de vue que ce n’est pas une science exacte dans la mesure où le tissage se fait à la main et qu’il y aura toujours des irrégularités.

Dexième point ; qui est de la couleur de la paille, elle varie d’un chapeau à l’autre car la couleur de base de la paille utilisée varie également.
C’est aussi pour cela qu’on trouve des teintes plus ou moins foncées. Ce qui compte réellement c’est encore une fois l’homogénéité de la couleur sur toute la surface.
Si on trouve des zones ou la teinte est très visiblement différente, il est évident que la qualité générale s’en ressent.
Néanmoins il est parfaitement normal de détecter des variations très légères dans la teinte de base des fibres, et en observant les mailles de près on peur même remarquer des lignes grises ou rougeâtres.
En europe, souvent les chapeaux sont blanchis afin d'avoir une couleur homogène.


Les anneaux qui sont au centre de la calotte du chapeau (aussi appelé “Vueltas”)

On peut comparer des chapeaux et leur qualité respective en les orientant vers une source de lumière afin de mieux apercevoir le nombre d’anneaux ou de couronnes différents qui furent nécessaires à l’assemblage du chapeau. Ces anneaux apparaissent quand de nouvelles bandes de pailles sont rajoutée au tissage. Cela signifie qu’un nombre plus important de ces vueltas résulte en un tissage plus fin et plus serré. On passera de 3 pour un Cuanca premier prix a 8 pour un Montecristi en premier prix alors que l'on passe à 25 pour un haut de gamme.


Un technique fastidieuse mais efficase pour avoir la qualité du panama: le nombre de mailles au centimètre carré appelé sous le nom Fondation Montecristi (ou Cuanta Montecristi).

Ce système consiste en un décompte du nombre exact de mailles par centimètre carré de la surface du chapeau. On mesure tout d’abord le nombre de tisses verticales d’un centimètre carré désigné, puis on compte le nombre de tisses horizontales sur ce même centimètre avant de les multiplier ensemble pour obtenir la cuenta Montecristi.
On peut prendre par exemple un tissage de 25 horizontales et 30 coté verticales ce qui donne une mailles au centimètre de 750.

Entretien du chapeau Panama

Publié le 24/07/2010 à 14:23 par chapeau
Après l’achat

Préserver son chapeau
Surtout ne jamais laisser votre chapeau en contact avec la pluie ou de l’eau. En effet la paille de toquilla est très absorbante et une fois sèche de nouveau des taches peuvent apparaître et la paille est affaiblie par endroits.

D'autre part, ne pas laissez non plus votre chapeau trop longtemps au soleil. On peut citer par exemple la plage arrière d’une voiture ou dans un endroit trop confiné.
Le panama a besoin d’un peu d’humidité afin de rester en bonne condition. Si le chapeau reste trop longtemps dans un endroit chaud et sec, sans ventilation la paille perd rapidement son humidité et pourrait devenir cassante.
Le mieux serait de disposer d'une cave a cigar afin qu'il puisse disposer d'un endroit humide.

Le dernier et pas le mondre, maniez votre chapeau avec soin, sans y mettre trop de pression surtout sur le haut de la calotte. Les zones du chapeau que vous touchez le plus sont aussi celles qui, avec le temps, vont s’affaiblir.
C’est par exemple souvent le cas pour le haut de la couronne car c’est la partie par lequel il est le plus tenu de la main et surtout pincé ce qui provoque rapidement un aspect enfoncé et qui casse dans le temps.


Lavage du chapeau
Attention.... essayez de ne jamais laver votre chapeau avec de l’eau et du savon.
En cas de salissure essayez de retirer la tache par un léger brossage à l’aide d’un chiffon. Si celle-ci ne part pas, utilisez une lingette pour le visage ou pour bébés elles sont généralement assez efficaces pour retirer les salissures.


Reformer son chapeau
Si votre chapeau perd sa forme, vous pouvez la retrouvez en le remaniant à la main au dessus d’une casserole d’eau bouillante. En effet avec la vapeur qui s'echappe de la casserole, vous pourrez le rendre plus moue et refaire la forme souhaitez.
Pour aplatir le rebord, vous pouvez le repasser à condition de toujours utiliser un torchon entre la paille et le fer.

Production du Panama

Publié le 24/07/2010 à 14:14 par chapeau
Première étape la récolte:

Le panama est fait à partir de paille de palmier toquilla.
Cette plante sauvage provient d’une région de la forêt tropicale et son nom scientifique est : Carludovica Palmata.
Des spécimens atteignent jusqu’à 2m30 de haut.
La particularité de cette plante est qu'elles ne poussent que sur la côte équatorienne entre 100 et 400 mètres au dessus du niveau de la mer.
Des personnes ont essayé de les faire poucer dans d'autres region du monde sans parvenir à la faire vivre.
C'est grace a sa particularité de climat que le palmier toquilla pouce dans cette région d'equateur.

Les basses plaines de la province de Manabi offrent des conditions de pousse idéales pour cette plante grâce notamment à la richesse de son sol mais aussi une grande humidité avec un air relativement frais et beaucoup d’ombrage grace à la végétation plus haute.

Il faut compter environ trois ans pour atteindre sa taille adulte. Au moment de sa maturité, ses tiges de feuilles peuvent atteindre jusqu’à 6 mètres de long ! La récolte s’effectue en cycles de 30 jours, ce qui laisse suffisamment de temps pour que de jeunes tiges repoussent. Ces jeunes pousses, plus tendres et fines sont sélectionnées en premier pour ces qualités.

Afin de s’assurer d’une qualité optimale lors de la récolte, celle-ci s’effectue de préférence par temps plus sec pour que les feuilles contiennent moins d’eau grâce à l’évaporation et qu’elles soient ainsi naturellement plus légères.
Les nouvelles pousses sont coupées à la main à l’aide de machettes; ensuite elles sont transportées sous forme de grands fardeaux sur des charrettes ou par camion vers les sites de tissage. Chaque tige contient de nombreuses feuilles soudées entre elles.



Deuxième étapes l’obtention d’une paille

Les tiges sont toutes ouvertes pour séparer les membranes des feuilles, celles-ce sont ensuite séparées de nouveau pour créer des douzaines de pailles, toutes dans le sens principal de la membrane.
Par la suite, la tige ainsi préparée est lavée puis bouillie dans l’eau pendant une heure avant d’être pendue pour le sécher. Une fois sèche, la paille est classée par épaisseur, coupée atteindre une longueur de 1 mètre et remise en fardeaux.

C’est dans la ville côtière de Montecristi que la paille est ensuite placée dans un container hermétique, qui contiet également un petit seau de soufre en dessous duquel se trouve un charbon incandescent. Cet ensemble reste ainsi fermé jusqu’au lendemain, afin que l’effet blanchissant de la fumée aie suffisamment de temps pour prendre. Le résultat est une teinte autrement connue comme la couleur Montecristi ou encore couleur « naturelle ».
A la differance de la région de Cuenca dans les Andes, la paille subit un procédé de blanchissement à la javel.



Troisième étapes le tissage

Quand la paille est prête, les chapeaux sont tissés vers l’extérieur en partant du centre de la couronne. On utilise un moule en bois pour le support. La finesse de la paille détermine la qualité du chapeau. C’est ainsi que certains peuvent prendre jusqu’à trois mois pour être terminés alors que d‘autres ne vont prendre que quelques jours.
Ce qui caractérise la panama c'est le fait que le debut c'est a dire le centre du chapeau ressemble à une rosace.


Quatrème étapes et dernière étape

Une fois le tissage principal terminé, l’excès de paille qui s’est formé autour du rebord est tissé vers le centre pour former un bordereau fin mais résistant. Toute la paille qui n’a pas pu être tissée est coupée avec une lame de rasoir, qui sera également utilisé pour couper les bout de paille à l’intérieur du chapeau.

Les rebords du chapeau sont finalement repassés pour donner de l’homogénéité au tissage et retirer toutes les rides dans la paille.
Pour ce qui est des chapeaux panama Montecistis; ils sont repassés au sulfure afin d’éclaircir les chapeaux.

C’est par les différentes formes de chapeaux que naîssent à l’aide d’une presse vapeur les differants style que sont les Fedoras ou autres coloniaux. Il existe encore une finition à l’ancienne du Montecristi, à l’aide d’un fer chaud et d’un moule en bois.

La touche finale consiste à la pose d'une gros grain intérieure qui est cousu à l’intérieur du chapeau pour s'ajuster au tour de tête et lui donner definitivement sa taille.

L'histoire du Chapeau Panama

Publié le 30/06/2010 à 11:58 par chapeau
Au 16ème siècle, le premier Panama
Quand les conquistadors espagnols atteignirent la côte équatorienne, où les provinces actuelles de Guayas et de Manabi sont situées, ils notèrent avec intérêt que les natifs portaient de grands chapeaux de paille couvrant les oreilles et le cou. Ces couvre-chefs ressemblaient aux coiffes des nones ou des veuves dans l’Europe de l’époque. Celles-ci étaient appelées « tocas » en espagnol d’où la dénomination « toquilla » pour ces coiffes indigènes plus petites. C’est également ainsi qu’on fit référence à la paille de fabrication (paille toquilla). Rapidement, les espagnols portèrent eux-mêmes ces chapeaux.

Au 17ème siècle, le Montecristi
Les colons espagnols utilisaient de la main d’oeuvre locale pour produire des chapeaux de type européen pou remplacer ceux qui jusque là couvraient les oreilles et la nuque. De bons tisserands existaient dans les localités de Jipijapa et de Montecristi (en province Manabi) et ces bourgades furent rapidement transformées en centres de production, d’où l’appellation des chapeaux. De nos jours, le Montecristi est toujours considéré comme le meilleur spécimen.

Au 18ème siècle, une définition scientifique apparait
L’expansion rapide et la popularité grandissante du chapeau fabriqué à partir de palmes Toquilla se propagèrent jusqu’à la noblesse espagnole et en peu de temps le roi lui-même commanda des chargements de ce fameux accessoire pour l’offrir à son épouse. Les botanistes, de leur côté, découvrirent que la paille utilisée pour la fabrication provient d’un palmier qui ne grandit que sur la côte équatorienne à des hauteurs de 100 jusqu’à 400 mètres. Ils baptisèrent cette nouvelle espèce Carludovica Palmeta pour rendre hommage au roi d’ Espagne Charles IV ainsi que la reine Ludovica.

En 1835, la première entreprise moderne.
En 1835, peu après la fin du joug espagnol, un entrepreneur nommé Manuel Alfaro s’installa à Montecristi et y établi son atelier de production de chapeaux qui utilisaient ses propres plantations de palmiers pour la paille. La main d’œuvre, locale, était engagée sur compétences. C’est par ces principes que son entreprise connu un certain essor et bientôt Alfaro fut en position d’exporter des chapeaux vers le Panama, qui à l’époque se transformait en plateforme économique. Les ventes depuis ses boutiques Panaméennes étant bonnes, ses produits commencèrent à attirer l’attention du public étranger sur place, qui rapidement fit un amalgame avec le pays de vente, et ce produit entièrement équatorien fut associé à jamais avec Panama.

De 1836 à 1845, le Cuenca
En 1836 la ville de Cuenca, située dans les plateaux de la province sud d’Azuay, fut le berceau d’une autre naissance industrielle, et où les chapeaux portaient avec eux l’espoir d’un essor. Le Cuenca se différentie du Montecristi par sa paille blanchie et également plus épaisse. Ces caractéristiques permettent un tissage bien plus rapide.

Afin d’aider le développement de la manufacture, une multitudes de moules en bois fut fabriquée, des tonnes de barils de javel décolorante furent acheminées, sans parler de la masse de pailles de palmiers toquilla, qui devaient régulièrement être livrée depuis la côte. Des maîtres tisserands de la bourgade de Manabi furent recrutés à Cuenca, afin de faciliter l’apprentissage pour la main d’œuvre locale, qui fit de rapides progrès. En peu de temps le pari économique fut remporté et l’industrie du chapeau devint l’une des plus importantes pour Cuenca.

La ruée vers l’or de 1848:
A l’aube de la ruée vers l’or, un très grand nombre d’hommes et de femmes émigra vers la Californie. Le trajet le plus efficace à l’époque était de couper par l’isthme de Panama. Au passage, la chaleur aidant, les voyageurs achetèrent le chapeau en masse et chantèrent ses mérites une fois arrivés à bon port. C’est par ce bouche à oreille unique pour l’époque qu’Eloy Alfaro, le fils de Manuel et pour l’anecdote futur président d’Equateur, fut en mesure d’exporter 220 000 unités vers les Etats-Unis pour l’année 1849 uniquement.

Exposition Universelle de Paris, 1855
Un citoyen français, residant à l’époque à Panama, exhiba pour la première fois en europe le fameux couvre-chef. Le pays d’Equateur ne faisant pas partie de la liste des participants, là aussi les chapeaux furent rapidement baptisés Panama. L’engouement fut rapide et il entra aisément dans la modes parisienne jusqu’à être porté par Napoléon III. L’empereur en devint un ambassadeur de choix, lui permettant de répandre la mode à travers l’europe. En Grande Bretagne, le prince de Galles et futur roi, Edward VII fur lui aussi prit d’un engouement pour le Panama.

De 1863 à 1898 essor de l’export
C’est un période Durant laquelle l’Equateur continue d’exporter un grand nombre d’unités vers l’Europe et les Etats-Unis, mais aussi vers de nouveaux marchés tels que l’Amerique du Sud, les Caraïbes et en particulier Cuba où les chapeaux étaient vraiment nécessaires pour les travailleurs des plantations de sucre ou de tabac. Ces plantations étaient devenues d’excellents clients.

En 1898, la guerre hispanico-américaine
50 000 unités furent achetés par le gouvernement américain afin d’aider ses troupes à combattre les espagnols sous le soleil intense des Caraïbes.

En 1906, Construction de Canal de Panama
Durant la construction du canal, un grand nombre de chapeaux fut alloué aux maçons et ingénieurs américains. La popularité du Panama augmenta encore d’un cran quand une photo de président Roosevelt fut prise alors qu’il le portait au cours d’une visite officielle du chantier. La presse du monde entier avait alors reproduit le cliché.

Curieusement, en 1925 les lois de modernisation turques interdirent le port du fez traditionnel et ordonnèrent à la place le port du panama.

1944 et l’àge d’or hollywoodien
C’est en 1944 que l’exportation du panama atteignit son paroxysme, et devint le premier secteur pour les exports de produits équatoriens en partie à cause du déclin du cacao. Parmi les causes d’une telle expansion était l’effet qu’Hollywood eut avec un grand nombre de ses stars arborant le fameux couvre-chef avec style et goût.